mercredi 24 mai 2017

Qu'est ce qu'on mange en Islande?

Un des plaisirs des voyages, c'est de pouvoir goûter aux spécialités culinaires locales.
En Islande, ce plaisir est dur à assouvir pour deux principales raisons:

  1. l'Islande est un pays très cher, s'offrir un dîner dans un restaurant, même simple, revient au tarif d'un restaurant gastronomique (j'exagère un peu, mais pas tant que cela !), on les limite. Et de toute façon trouver un restaurant n'est pas toujours facile, la plupart du temps, les seuls que l'on croise sont ceux des stations services. Des cafétérias où on ne mange rien d'autres que des burgers.
  2. les magasins de bouche sont très rares en Islande. Au milieu d'un champ de lave, pas de traiteur ni de boulangerie pour déguster des recettes islandaises sur le pouce !

On achète donc principalement sa nourriture dans les supermarchés. Il est facile de cuisiner, dans beaucoup d'hébergements, mêmes les hôtels on a accès à des cuisines pour préparer son repas. Ce ne sont malheureusement pas des cuisines géothermiques comme celles que l'on peut voir dans certains restaurants !



plaques de cuisson pour la géothermie



De ce que l'on a pu voir dans notre séjour, il y a apparemment 3 principaux  plats traditionnels islandais:

- le requin islandais, qui se dit Hakarl


- l'agneau fumé
- le poisson séché

On nous avait conseillé avant de partir de ne pas forcément goûter au requin islandais, un poisson fermenté, qui sentirait l’ammoniaque et qui aurait le goût d'urine. A minimum 20 euros le plat dans un restaurant, on ne s'y est pas risqué!

L'agneau fumé est un plat que l'on retrouve très souvent, même au petit déjeuner.  Le fumage est assez fort, plus que celui auquel on est habitué (je pense notamment au saumon fumé).



Le poisson séché se trouve aussi très fréquemment dans les supermarchés et station service.

Au niveau des gâteaux, on a goûté et apprécié le hjónabandsæla, un gâteau traditionnel islandais fait à base de flocons d´avoine, sucre, beurre et confiture de rhubarbe ou purée de pruneaux, souvent présent dans les buffets de petit déjeuner des hôtels.






Quant au supermarché, on en croise relativement régulièrement. Les rayons ne font pas très envie : dans la plupart de ceux que l'on a visités les produits sont présentés dans des grands bacs ou entassés sur des présentoirs. La grande majorité des produits sont importés, ce sont donc souvent des produits sous vide, du plastiques brut et une étiquette, ce qui ne pousse pas à la consommation. Présentés de la même façon, l'agneau et le mouton sont pourtant des produits locaux, et, bien cuisinés sont délicieux !


rayon supermarché Islande
Parmi les produits du coin, un islandais croisé dans un supermarché nous a conseillé de goûter les yaourts Skyr, fabriqués en Islande. Un bon yaourt effectivement !

yahourt Skyr

Voilà le bref aperçu de la nourriture islandaise que nous avons eu pendant notre séjour !


samedi 18 mars 2017

Le Mont Fuji à la station Fujinomiya

Le Mont Fuji est un des symboles du Japon et la majorité des visiteurs se rendant dans ce pays espèrent le voir. Cependant malheureusement les conditions climatiques ne sont pas toujours optimales le jour où l'on s'y rend. Que faire alors pour en profiter?

Pour le dernier jour de notre road trip au Japon, nous partions de Nagoya, où nous avions passé la nuit, jusqu' à Tokyo où nous avions notre vol retour à 22h.
Un peu plus de 2h30 de route nous séparaient de notre destination finale, une route qui devait nous permettre de voir un dernier haut lieu du Japon : le Mont Fuji.
Nous pensions que nous le verrions sur une bonne partie de notre trajet, la route le longeant et sa silhouette aurait dû assez rapidement se dessiner face à nous.
Cependant, pour cela, il aurait fallu qu'il fasse beau, ce qui n'a malheureusement pas été le cas.  Enfin ce n'est pas tout à fait exact, il a fait partiellement beau, mais du mauvais côté, ce qui était peut-être encore plus frustrant. A l'est il faisait beau, le paysage était bien dégagé, mais à l'ouest, côté mont Fuji, non. Un énorme nuage le recouvrait complètement.

Comme nous avions quelques heures devant nous, nous avons voulu attendre au cas où le vent se lèverait et dégagerait le paysage. Nous nous sommes arrêtés dans la ville de Fujinomiya, quasiment au pied du Mont Fuji et avons attendu.
Comme visiblement la situation n'allait pas évoluer, nous avons décidé d'emprunter une des routes menant jusqu'au point le plus haut qu'il est possible d'atteindre en voiture: la 5ème station.

C'est une étape incontournable pour tous ceux qui souhaitent gravir le mont Fuji à pied, les 5ème stations sont les derniers paliers accessibles en véhicules avant les chemins de randonnées menant au sommet (même si sans doute certains commencent l'ascension à partir d'en bas, mais déjà depuis ces stations il faut déjà compter entre 5h et 10h de marche jusqu'au sommet, et quasiment tout autant pour redescendre !)

Il y en a 4, offrant différents panoramas sur le sommet et l'horizon et sont aussi le départ de 4 chemins de randonnées


  • Fuji Subaru Line 5th Station, la plus développée en infrastructures, notamment pour les transports publics (avec la Subaru Line) et donc la plus fréquentée


  • Fujinomiya 5th Station, deuxième station la plus fréquentée et aménagée. C'est aussi la station la plus en altitude, point de départ de la randonnée jusqu'au sommet la plus courte.


  • Subashiri 5th Station, à l'est, bien desservie par les transports, mais avec peu d'aménagements touristiques.


  • Gotemba 5th Station, la station la plus basse en altitude, menant au chemin de randonnée le plus long.

L'ascension jusqu'au sommet du Mont Fuji n'est possible que de Juillet à mi-septembre. Quand on se rend au Mont Fuji hors saison (comme nous en juin), ces routes sont accessibles par véhicule, sauf parfois en hiver lorsqu'il neige. En haute saison, il semble que seuls les bus y aient accès. Ces stations sont alors desservies quotidiennement par bus depuis les villes alentours, sinon c'est juste le week-end.


Nous avons emprunté la route jusqu'à Fujinomiya 5th Station


une longue route sinueuse, traversant essentiellement de la forêt et sans point de vue sur la vallée (à moins que nous ne les ayons pas vus compte tenu du temps couvert!)

route jusqu'à la station Fujinomiya

Le point d'arrivée est à 2 380 mètres d'altitude, on sent les différences de températures par rapport à la vallée. On a dû perdre au moins 5 degrés en arrivant à la station: nous étions en short et t-shirt mais aurions apprécié une petite laine !




sur le haut du bâtiment principal, un panneau indiquant le nom de la station. Et derrière, sans doute une vue sur le sommet, que nous n'avions pas !


Juste derrière le point de départ de la randonnée, fermée hors saison.

début de la randonnée Mont Fuji


mercredi 15 mars 2017

Prendre le ferry au Japon


Dans le cadre de notre road trip au Japon, nous avons pris le ferry à trois reprises, avec notre voiture.

  • de Shimabara à Kumamoto (trajet d'environ 30 minutes)


  • de Beppu à Yawatahama (trajet d'environ 2h45)


  • de Tokushima à Wakayama (trajet d'environ 2h15)


Dans les trois cas nous n'avions pas réservé. Il suffit de se présenter au moins 30 minutes avant le départ, se garer dans la file d'attente et d'aller payer son ticket.
Dans les trois cas, cela nous paraissait le moyen le plus rapide pour atteindre notre prochaine destination, mais aussi le plus confortable, conduire au Japon n'étant pas toujours une partie de plaisir!
La seule problématique étant qu'il y a relativement peu de départs quotidiens, il faut éviter de manquer son ferry sinon on perd entre 2h et 4h avant le suivant.

Horaires de Shimabara à Kumamoto

Horaires de Beppu à Yawatahama

Au niveau des tarifs, cela dépend de la longueur du véhicule.

ferry Tokushima à Wakayama

La particularité des ferry au Japon, est qu'il y a un vaste espace pour se coucher au sol (des sortes de coussins sont à disposition) plutôt que pour s’asseoir

mardi 14 mars 2017

le temple Tsukiji Hongan-ji à Tokyo

A quelques minutes à pied du Tsukiji Market, le marché aux poissons de Tokyo se trouve le temple bouddhique Tsukiji Hongan-ji, appartenant à la branche Hongan-ji de l'école Jōdo-Shinshū, le courant bouddhique le plus pratiqué au Japon. Ce temple est le plus important lieu de prière bouddhique de la région du Kanto.


Tsukiji Hongan-ji

L'objet de vénération de l'école Jōdo-Shinshū est le Bouddha Amida, dont on retrouve une statue dans le hall principal du temple.

De nombreuses cérémonies sont célébrées tout au long de l'année dans le temple. Nous avons visité ce temple le 21 Mai, date anniversaire de la naissance du fondateur de l'école Jōdo-Shinshū: Shinran Shonin.

A cette occasion, en dehors des cérémonies religieuses, des ateliers sont organisés au sein du temple. On a ainsi été conviés à participer à la cérémonie du thé. Ce type de cérémonie se déroule normalement en petit comité, mais en cette journée spéciale, elle était ouverte à tous. Une table permettait d'accueillir au moins 10 personnes et ils avaient ajouté des chaises complémentaires juste derrière. Plusieurs services se sont suivis dans l'après midi.
Une jeune fille préparait le thé matcha selon la tradition, en le fouettant activement, et plusieurs femmes en kimono assuraient le service du thé mais également d'un gâteau.





On a également pu participer à un atelier plus artistique : des plateaux noirs représentant des paysages tracés avec du sable et des cailloux étaient exposés et une artiste les réalisait en direct. Elle nous proposa d'essayer également.




Conduire au Japon


Beaucoup de touristes optent pour le tour du Japon en train, le réseau ferroviaire étant très développé. Pour notre part nous avons l'habitude de planifier nos itinéraires en voiture, et avions donc choisi ce mode de transport au Japon. De tous les pays que nous avons traversés, c'est sans doute celui dans lequel nous avons eu le moins de plaisir à conduire, les limites de vitesse étant particulièrement restreintes, même sur les autoroutes et les villes peu contournées par des périphériques: tout trajet prend 3 fois plus de temps qu'en France et cela en devient vite fatiguant. On perd tellement de temps à se déplacer entre 2 destinations, que l'on choisit quasiment systématiquement les autoroutes, mais du coup cela ne permet pas de faire des petits détours pour profiter du paysage et de la route, et donc cela enlève beaucoup d'attrait à l'utilisation de la voiture. Après on garde le confort d'avoir toujours ses bagages dans le coffre et de s'éviter de les trimbaler d'un train l'autre.

La voiture peut être intéressante lorsque l'on n'a pas à parcourir de longues distances, et par rapport à notre itinéraire de 15 jours au Japon, si c'était à refaire nous aurions sans doute inclus plus d'étapes pour faire le même trajet. Il aurait alors fallu prévoir au moins une semaine de plus.

Avant de partir: faire traduire son permis

Il n'est pas possible d'utiliser un permis international pour conduire au Japon, il faut utiliser son permis français et le faire traduire par la Japan Automobile Federation, seul organisme officiellement reconnu pour faire les traductions. Cet organisme possède plusieurs bureaux de traduction dans des villes japonaises, et on peut donc choisir de faire la traduction sur place, ce qui revient forcément moins cher, mais pour ne pas perdre de temps il est préférable d'obtenir sa traduction avant de partir. Pour cela le plus simple semble de passer par des organismes français qui s'occupent de faire les démarches à notre place, même si forcément cela a un coût. Nous avions opté pour cette option qui nous a coûté 65 € en passant par le site "vivre le Japon" rubrique nos services.
Vous recevrez alors la traduction sur un papier A4, à garder sur soi avec l'original de son permis de conduire. 

Les limitations de vitesse

Au Japon on roule à gauche et les distances sont indiquées en kilomètres.
Les vitesses autorisées sont très basses comparées à chez nous :  
  • 40 km/heure en ville
  • 60 km/heure sur les routes
  • maximum 100km/heure sur les autoroutes, mais avec de nombreuses portions limitées à 80 km/heure ou moins.
Autoroute limitée à 80km/heure
Périphérique de Tokyo à 60km/heure

Il ne nous a pas semblé que les limites de vitesse étaient bien respectées: on croise beaucoup de voitures les dépassant. Pourtant on croise aussi des radars sur les route ! Et on a remarqué que sur les les routes nationales, les voitures respectant strictement les limites se mettent souvent sur le bas côté pour laisser passer ceux qui vont plus vite.


A noter aussi que sur les routes japonaises, il n'est souvent pas possible de doubler, même sur les autoroutes: des longues portions de routes sont limitées à une voie, avec des plots sur les bords.


On est alors tributaire des voitures devant nous, et si le premier de la file a décidé de rouler lentement, tout le monde attendra. Contrairement à chez nous, personne ne s'énerve.

Cependant ce n'est pas sur les autoroutes où on est le plus ralenti, mais bien dans les villes. En cause : les feux tricolores dans les agglomérations, qui se suivent par dizaines, ralentissant considérablement les trajets.



Et si on veut éviter les routes payantes, on ne peut pas éviter les routes avec les feux, on finit toujours par traverser une ville (il ne semble pas qu'il existe de routes de contournements des villes "gratuites"). On se retrouve alors à rouler à une vitesse moyenne même en dessous de 40hm/heure !

Exemple de trajets sur les routes : 85km en 3h!

On comprend alors tout le sens de l'expression le temps c'est de l'argent, car quand on paramètre son GPS et que l'on voit qu'il nous faudra 3h pour parcourir 85km, on finit vite par préférer payer les autoroutes que de perdre autant de temps sur la route !

Utiliser un GPS au Japon

La majorité des panneaux de circulation sont retranscrits en alphabet latin et quand ce n'est pas le cas, ils comportent au moins des pictogrammes pour indiquer le type de lieu associé, donc on arrive à se repérer sur la route et on pourrait s'en sortir avec une simple carte routière pour suivre son trajet.
Avoir un GPS reste quand même une sécurité pour éviter de se perdre, même si les versions anglaises ne sont que partiellement traduites : les cartes restent en japonais.
Il est possible de trouver un lieu sur le GPS à partir de son numéro de téléphone. Cependant, cela ne marche pas à tous les coups ! Dans notre cas je dirais que cela a fonctionné dans moins de 70% des cas... Et quand on arrive pas à trouver une destination à partir de son numéro de téléphone, on est quand même obligé de chercher le lieu en caractère japonais sur le GPS, ce qui n'est pas évident. Le conseil est donc de toujours vérifier les différents numéros liés aux lieux de son trajet avant de quitter l'hôtel pour ne pas perdre de temps sur la route.

Panneau d'autoroute

Prendre de l'essence au Japon

Il existe deux types de stations services au Japon:
  • Les stations  en libre service, à la française, où l'on se débrouille tout seul! Les différents types d'essence sont bien traduits à côté de chaque pompe, pas de risque de se tromper (et dans les voiture de location, ils laissent un papier avec les traductions au cas où...)


Pompes à essence au Japon

  • Les stations avec service complet, où l'on se sent comme le roi du pétrole tant on n'a plus l'habitude de ce type de service en France ! Sitôt arrivé dans la station service, un à deux employés accourent à votre voiture. Le premier se chargera de refaire le plein pendant que le second s'occupera de nettoyer l'extérieur de la voiture et vous tendra une poubelle pour que vous puissiez vous débarrasser de vos déchets intérieurs. Quand les stations sont sur le bord de routes très fréquentées, ils vous aideront également à quitter la station en faisant stopper les voiture pour vous laisser passer ! Le rêve !Je n'ai pas l'impression qu'il faille laisser de pourboires, on n'en a jamais laissé en tout cas...

Les péages d'autoroute

Au Japon,  il existe deux types de voies de péages :  les voies de péages par paiements au guichet ou les voies en télépéage.


On trouve encore beaucoup de guichetiers aux péages, et non des machines, qui prennent votre carte ou votre monnaie. Ce qui surprend quand on paye cash c'est qu'ils prennent le temps de recompter les billets devant vous, et avec toutes les formules de politesse associées. On ose imaginer le temps que l'on passe au péage les jours de grands départs en vacances !
L'équivalent du télépéage au Japon s'appelle ETC (Electronic Toll Collection). Comme chez nous il faut un abonnement pour emprunter les voies utilisant ce type de péage, ainsi qu'un boitier.
Dans les voitures de location, le boitier est installé par défaut et une voie automatique s'enclenche à chaque fois que l'on approche d'une sortie d'autoroute à péage. Nous avons donc entendu ce message des dizaines de fois pendant notre séjour, on a jamais réussi à le désactiver (heureusement on a quand même réussi à baisser le son). On ne sait pas exactement ce que le message dit, mais il faut s'attendre à l'entendre pendant son séjour !



Les zones de travaux


Les zones de travaux peuvent surprendre au Japon. Déjà car elles sont annoncées avec des signalétiques amusantes, représentant des petits personnages (on a même croisé des panneaux à l'effigie de Hello Kitty), mais aussi car on trouve encore des agents effectuant des tâches qui sont remplacées par des panneaux lumineux chez nous. Ainsi il n'est pas rare de voir avant chaque zone de travaux un agent agitant un drapeau pour demander de ralentir.

panneaux annonçant des zones de travaux



Les parkings



Les parkings sont très souvent payants au Japon. Les tarifs varient d'une ville à l'autre, mais sont souvent fixés par demi-heure de stationnement.
La plupart des places payantes ont une barre métallique qui se surélève une fois que la voiture se gare et qui se repositionne à plat après le paiement effectué. Le paiement s'effectue sur une machine commune à la sortie du parking. L'avantage ici est qu'il n'y a pas besoin de ticket, il faut juste indiquer le numéro de sa place de parking.


mercredi 15 février 2017

Kumamoto et le Mont Aso après le tremblement de terre d'avril 2016

Nous sommes avons débarqué sur l'île de Kyushu à Kumamoto, après avoir traversé Shimbara bay en ferry .
Ce n'était sans doute pas la meilleure période pour venir à Kumamoto, frappée un mois avant par une série de tremblements de terre (les 14 et 16 avril 2016), mais, compte tenu de notre parcours (nous étions la veille à Nagasaki et dormions le soir à Beppu), prendre le ferry entre Shimbara et Kumamoto était l'option la plus rapide et la moins fatigante en voiture.

Nous n'avions pas prévu de nous arrêter à Kumamoto, nous aurions voulu visiter le Mont Aso, situé à peu près à 1h30 de route.
Pour cela, il nous a fallu traverser une bonne partie de la périphérie de la ville, et les villages alentours pour nous y rendre.
C'est une expérience marquante de traverser une ville récemment frappée par des séismes, cela ne laisse forcément pas indifférent, de nombreux dégâts sont toujours visibles, et beaucoup de personnels de la voirie opèrent sur les routes.
On a pu constater  que de nombreux bâtiments étaient construits aux normes anti-sismiques , car la majorité des maisons étaient sur pied et n'avaient que des protections sur le toit (de grandes bâches ou des sacs de pierres qui semblaient boucher certains trous du toit). Çà et là cependant, on voyait des maisons ou partie de maisons et d'immeubles effondrés.

Toits maisons Kumamoto un mois après le séisme
Nous nous étions arrêtés dans une sorte de supérette, qui, si elle tenait sur pied, de nombreux échafaudages à l'intérieur avaient été placés en renfort pour soutenir les poutres.

Kumamoto est réputée pour son château; celui-ci a malheureusement subi des dégâts considérables, les travaux de rénovations devant durer jusqu'en 2036, soit 20 ans après le tremblement de terre.


En ce qui concerne le mont Aso, nos plans sont doublement tombés à l'eau, déjà car même en conditions normales, avec la forte pluie qui tombait lors de notre passage, il aurait été difficile de faire une randonnée, mais en plus, de toute façon, suite aux récents tremblements de terre, le mont ASO était fermé au public, par prévention d'un risque d'éruption.

fermeture des routes jusqu'au mont ASO

On pensait éventuellement avoir un point de vue sur le mont, mais pareil, avec le temps gris nous ne voyions rien.

Une éruption du mont Aso est survenue quelques mois plus tard le 8 octobre 2016. Il est un des plus grands et plus actifs volcans du Japon


Zao et le lac de Cratère d'Okama

Après notre visite de Matshushima, nous nous sommes rendus dans la chaîne volcanique de Zao, située à cheval entre la préfecture de Yamagata et Miya;
En hiver, cette chaîne est réputée pour ses pistes de ski, principalement au Mont Zao, le point culminant à 1 841m, et en été pour le lac du cratère d'Okama.


Le Mont Zao et le lac Okama

La route touristique qui mène jusqu'à ce lac est en grande partie la "Zao Echo Line" (ligne 12 sur la carte) qui offre déjà de beaux panoramas sur la chaîne de montagnes



panoramas depuis la route Zao Echo Line


Il faut ensuite bifurquer sur une route payante la Zao High Line (460 yens), menant à un grand parking à côté d'un centre touristique.
D'ici un chemin aménagé mène rapidement à un point de vue sur lac du cratère, lac d'un diamètre d'environ 330 mètres et de 27 mètres de profondeur.

Lac du cratère Okama


Il a deux particularités : au niveau des couleurs, il est surnommé le lac au 5 couleurs "Goshikiko", car ses couleurs évoluent en fonction de la journée et du temps, ceci étant dû à l'acidité de ses eaux (avec des couleurs sans doute proches de celles que nous avons pu voir sur les différents marais du sentier Goshiki-numa). Il a aussi aussi une spécificité quasiment unique au monde : la température de l'eau baisse de  2°C de la surface de l'eau jusqu'à la moitié de sa profondeur puis ré-augmente à partir de ce point jusqu'au fond du lac.


Goshikidake

A son haut, semblant embrasser le lac, le Goshikidake, un des sommets de la chaîne de Zao, culminant à 1 670 mètres.
Le sentier se poursuit sur la droite, en hauteur sur une centaine de mètres, jusqu'au mont Katta (Kattadake), le second plus haut point de la chaîne Zao (1 758mètres) avec à son sommet un petit sanctuaire.

Mont Katta
sanctuaire Mont Katta

A côté du sanctuaire, un jardin de pierres




avec d'autres beaux panoramas sur le lac et les montagnes aux alentours.



A partir d'ici, le sentier de randonnées se poursuit jusqu'au mont Zao, accessible en à peu près 45 minutes.

Comme nous avions par la suite encore beaucoup de route jusqu'à notre prochain hôtel, nous n'avons pas eu le temps de nous aventurer sur un sentier de randonnée pour approfondir notre visite du site, dommage car il mérite qu'on s'y attarde!


Sources : Japan National Tourism Organization  (JTO) > Places to Go >  Scenic Landscapes > Okaoma (Zao Area Migayi)

mardi 14 février 2017

Promenade autour du Mont Bandai (Bandai San) et le lac Hibara

Après deux jours passés à Tokyo, nous quittons la grande ville pour une promenade verte dans le parc national Bandai Asahi, dans la préfecture de Fukushima, avec en toile de fond le Mont Bandai.

Nous avons choisi de faire le début de la randonnée présentée dans le guide Lonely Planet "Hiking in Japan" p 271, appelée le sentier de Goshiki-numa qui démarre au niveau du marais du même nom. Il se situe dans la partie sud du parc appelée "Urabandai" (signifiant "derrière le mont Bandai). Le sentier traverse essentiellement la forêt et longe plusieurs marais aux magnifiques couleurs allant du vert émeraude au bleu méditerranéen, jusqu'au lac Hibara-ko.
Ces paysages et ces marais se sont formés après la très forte éruption de Bandai-San en 1888 qui a complètement remodelé le paysage. Cette éruption est apparemment comparable à celle survenue près d'un siècle plus tard au Mont St Helen en 1980

En prenant notre temps, il nous a fallu environ 2h30 de marche aller-retour.

Ce sera l'une des rares randonnées que nous aurons pu faire au Japon, les temps de trajets en voiture étant tellement longs qu'ils nous ont souvent contraint à nous rendre directement sur le lieu d'intérêt en voiture, plutôt que de s'y rendre en partie à pied comme nous avons l'habitude de faire pendant nos voyages...

Se rendre à Goshiki-numa  depuis Tokyo


Nous avons récupéré notre voiture de location non loin du  palais Impérial, et avons emprunté directement le périphérique de Tokyo, où nous avons pu constater les frais exorbitants de péage dans la ville (1300  ¥‎ pour prendre le périphérique, soit environ 10€, à Lyon nous ne payons que 2,10€).

Nous avons ensuite pris l'autoroute puis une national jusqu'au marais Goshiki. Il nous a fallu pas loin de 3h de route pour environ 300km en payant 5860  ¥ (soit près de 50€).

On arrive sur un parking aménagé avec un centre de tourisme  (et des toilettes).


Promenade de Goshiki-numa jusqu'au lac Hibara


Nous y étions un dimanche ensoleillé du mois de mai, et l'endroit semblait être un lieu très prisé par les Japonais pour leur promenade du dimanche. Beaucoup optent pour la promenade en barque sur le lac Goshiki face au Mont Bandai.

 Goshiki-numa et Bandai San


Au delà des barques et de la vue, l'attraction du lieu se trouve aussi sous l'eau : le marais regorge de carpes colorées
Carpes  Goshiki-numa 


Les promeneurs du dimanche sont essentiellement concentrés autour du marais Goshiki, plus on s'en éloigne, moins on croise de monde. On obtient des clichés un peu plus "sauvages" du mont.




C'est juste après que commence la balade en forêt au sentier bien aménagé






Même si les différentes espèces de plantes et d'arbres sont variées, et que l'on aperçoit également différentes espèces d'oiseaux, ce sont surtout les marais successifs qui attirent l'oeil, tant leur couleurs sont différentes surprenantes pour des marais si proches les uns des autres . Sachant qu'on est à une centaine de kilomètres de la centrale de Fukushima, on peut se poser des questions sur l'origine de ces couleurs... Il s'agirait bien d'une réaction chimique naturelle entre une eau à forte acidité provenant du cratère du mont bandai mélangée avec d'autres minéraux naturels.









Le lac Hibara

Notre promenade aller s'est terminée au lac Hibara, un vaste lac entourée de montagne.
Ici l'ambiance est beaucoup plus terne qu'à Goshiki-numa: les installations touristiques sont vieillissantes et abandonnées et d'ailleurs très peu de touristes avaient pris place à bord d'une embarcation.
Apparemment, le lac, créé après l'éruption de 1888, recouvre un ancien village dont on peut voir encore quelques vestiges le long des plages.






Au final se fut une promenade très agréable, et reposante car sans difficultés, le terrain est essentiellement plat, qui convient parfaitement pour se remettre du tumulte de la ville de Tokyo!



Source: guide Lonely Planet "Hiking in Japan" p25 et p 269 à 271