dimanche 15 janvier 2017

Kyoto en 2 jours

Kyoto est présentée comme une ville d'exception au Japon, regroupant à elle seule près de 20% des trésors nationaux du pays. Nous n'avions prévu qu'un jour et demi de visite à Kyoto, ce qui nous semblait peu compte tenu de l'histoire et du patrimoine impressionnant de cette ville. Et pourtant cela nous a suffi ! Kyoto nous a fatigués. Sans doute car il y a trop de monuments à voir et trop de monde aussi. Entre les nombreux étudiants, les habitants et les touristes, on n'a pas retrouvé à Kyoto la quiétude qui nous a tant plu au Japon. Kyoto est une ville bordélique, où les vélo et les piétons traversent sans se soucier de la circulation, qui pourtant est abondante. Traverser la ville pour se rendre d'un temple à un autre demande beaucoup de patience, coincés dans les bouchons, debouts dans des bus bondés. Bien sûr, les quelques monuments que nous avons visités valent le détour, mais au global Kyoto ne figure pas dans les destinations préférées de notre séjour.

Vue panoramique sur Kyoto depuis le Mont Daimonji


Vue sur Kyoto du Mont Daimonji



La ville est entourée de montagnes, nous avons commencé notre découverte de la ville par une petite randonnée sur le Mont Daimonji, qui permet, sans trop d'effort, d'avoir une vue panoramique sur la ville de Kyoto. Cette parenthèse verte, la randonnée traverse majoritairement des forêts de Cèdres géants, est pourtant accessible rapidement depuis le centre de Kyoto.




Le centre ville et ses rues commerçantes

Notre hôtel était proche du centre ville commerçant de la ville. Après avoir déposé nos bagages, nous sommes rendus en quelques minutes de marche seulement sur la très chic rue Shijo, aux vastes trottoirs couverts d'arcades blanches qui n'abritent quasiment que des boutiques de luxe.
Shijo-dori
A partir de cette rue on accède aux galeries commerçantes couvertes de Teramachi et Shinkyogoku.

Ici on trouve des boutiques de tout genre et  pour tout budget, ainsi que de nombreux restaurants. Les arcades sont vastes, on  pourrait facilement se perdre entre les différentes allées, qui donnent aussi accès à des temples !

Galerie commerçante Shinkyogoku

galerie commerçante Teramachi


Kinkaku-ji, le temple du pavillon d'or

Pavillon d'or Kyoto



Le lendemain nous avons commencé par la visite de Kinkaku-ji, le fameux temple du pavillon d'or. Si la vue "carte postale" sur le temple est bien conservée grâce aux nombreuses barrières restreignant l'accès aux public, la visite des lieux n'apporte rien de plus. On ne voit que cela. Pour le reste, il y a tellement de touristes qu'il est impossible de profiter du parc.





Le temple Ryoanji et son jardin de pierres


Jardin de pierres - Temple Ryoanji
Heureusement, assez proche du temple Kinkaku-ji se trouve le temple Ryoanji, le temple du repos dudragon, où l'on peut trouver un peu de repos et de paix. Même si ce lieu est aussi très fréquenté, il est situé au cœur d'un jardin japonais beaucoup plus vaste, ce qui permet de diluer la foule. Le temple, un monastère, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, est réputé pour son jardin de pierres. Un jardin zen rectangulaire de 25 mètres sur 10 et délimité par des murs d'argile bouilli dans l'huile. Ce jardin est uniquement composé de 15 pierres et de gravillon blanc. La particularité de ce jardin est qu'il n'est pas possible de voir d'un seul coup d’œil l'ensemble des 15 pierres, peu importe l'endroit où l'on se trouve.


Détail Jardin de pierres - Temple Ryoanji
Gravillon jardin de pierres - Temple Ryoanji


Le temple Fushimi Inari-taisha et ses Torii rouges


Nous avons terminé par le temple Fushimi Inari-taisha. Ce n'est pas pour le temple que l'on s'y rend, mais pour ses longues allées de Torii rouges qui se suivent, créant un passage de plusieurs kilomètres au milieu de la forêt et à travers le sanctuaire.



Quand on ne parle pas japonais, on s'imagine que chaque porte indique un dicton plein de bon sens. Il n'en est rien. Apparemment les écritures sont relatives au nom des entreprises qui ont offert la porte. Sans doute pour cela qu'elles sont aussi nombreuses!
Dans les nombreuses petites échopes présentes tout au long du parcours, il est possible de repartir avec sa propre Torii.
Torii souvenirs à acheter près du temple

Lorsque l'on quitte le temple pour rejoindre les transports, on remonte une rue très animée avec des magasins un peu plus typiques qu'essentiellement des boutiques de souvenirs comme c'est le cas près du temple; Nous nous sommes arrêtés pour acheter un couteau japonais chez un artisan coutelier qui aiguisait ses couteaux sur place. Nous pensions que ce genre de boutique serait très répandue au Japon, les couteaux japonais nous semblant une des principales spécialités du pays, mais finalement on a assez peu vu de coutelleries tout au long de notre voyage. Lorsque l'on achète un couteau japonais (aussi en France!), on nous propose systématiquement de le personnaliser au nom du propriétaire. Nous avons eu beaucoup de mal à faire comprendre le prénom que nous souhaitions, mais avons quand même réussi à faire graver quelque chose sur notre couteau !


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